Déplacement du Président de la République à Strasbourg

Catégorie
Strasbourg
Date
31 octobre 2017 00:00

Cette semaine a été marquée par la venue du Président de la République au Conseil de l’Europe et à la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg le mardi 31 octobre.

Devant la Cour européenne des droits de l’homme, le Président de la République a confirmé l'attachement profond de la France aux droits de l'homme, ainsi que la fierté et la responsabilité d'héberger en France, à Strasbourg, la Cour qui représente les 820 millions d'Européens des 47 pays membres du Conseil de l'Europe. À la veille de la sortie de l'état d'urgence, le Président a rappelé que la première des libertés était la sécurité des citoyens que garantissent les nouvelles dispositions prises dans la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. Le Président a également plaidé pour une politique d'accueil des migrants qui privilégie une prise en compte rapide et rigoureuse des demandes d'asile. Il a expliqué la nécessité d'avoir une réflexion fondamentale sur la politique pénale, en particulier la place de la peine et de la réinsertion des personnes condamnées. Il faut en finir avec la situation déplorable des prisons françaises en privilégiant quand c'est possible les peines d'intérêt général.

J’ai rencontré à cette occasion Mme Nathalie Loiseau, Ministre chargée des Affaires européennes, avec qui j’ai pu échanger sur le rôle de Strasbourg comme capitale européenne, après m’être entretenu de ce sujet avec son directeur de cabinet la veille au Quai d’Orsay. Madame la Ministre m’a assuré de son implication dans la défense de Strasbourg comme siège des institutions européennes. Nous devons continuer d’affirmer avec force que le maintien du siège du Parlement européen à Strasbourg est non-négociable, tout en réalisant des avancées concrètes pour répondre aux besoins du Parlement européen en termes d’infrastructures, d’accessibilité et de conditions de travail pour les eurodéputés. Face à la dégradation continue du positionnement de Strasbourg comme siège des institutions européennes, il est temps de prendre de nouvelles initiatives et d’agir résolument.

La journée du 31 octobre s’est poursuivie par un tour de table républicain lors d’un déjeuner à l'invitation du Président de la République à la préfecture du Grand Est à Strasbourg. J’ai remercié le Président d’avoir réitéré son attachement très fort à Strasbourg « capitale européenne », ville dans laquelle il souhaite lancer les conventions démocratiques européennes en 2018. J’ai également souligné l’importance du soutien de l’Etat au contrat triennal « Strasbourg, capitale européenne » et plaidé pour que les négociations pour la période 2018-2020 puissent aboutir à une signature d’ici la fin de l’année 2017. J’ai par ailleurs remercié le Président de la République pour le courrier qu’il a écrit à mon invitation aux associations représentant les « Malgré-Nous » à l’occasion du 75ème anniversaire de l’Incorporation de force en Alsace Moselle, et souligné l’importance des gestes de mémoire et de la parole présidentielle, en vue de la visite conjointe du Président de la République et du Président de la République fédérale d’Allemagne à Hartmannswillerkopf le 10 novembre prochain.

S’agissant de l’avenir institutionnel de l’Alsace, l’identité alsacienne peut se manifester et être reconnue de multiples façons, indépendamment de l’organisation administrative territoriale.

 
 

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